Politique

Au milieu de la persistance de la hausse des prix, le gouvernement étudie l’adoption de mesures spéciales pour la commercialisation des fruits et légumes

Dans le contexte de l’augmentation des prix des produits agricoles qui balaye les marchés marocains et qui a brûlé les poches des Marocains, nuisant à leur pouvoir d’achat coïncidant avec l’Aïd Al-Adha et l’approche des vacances d’été, le gouvernement a publié un projet de décret relatif à l’adoption de mesures spéciales concernant la commercialisation directe des fruits et légumes produits dans le cadre de l’agrégation agricole.

Il est prévu que le Conseil du gouvernement discute demain jeudi, sous la présidence d’Aziz Akhannouch, de plusieurs projets de décrets, dont le projet de décret n° 2.23.920 concernant l’application de la loi n° 37.21 pour adopter des mesures spéciales concernant la commercialisation directe des fruits et légumes produits dans le cadre de l’agrégation agricole, qui sera présenté par le Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural, de l’Eau et des Forêts.

Les prix de nombreux légumes ont considérablement augmenté sur les marchés marocains ces derniers jours, ce qui a causé une grande vague de colère parmi les citoyens, alors que les plaintes des agriculteurs concernant la hausse des prix des engrais et des dépenses liées aux intrants agricoles continuent dans le contexte d’une sécheresse persistante due au manque de précipitations.

La vague de hausse des prix qui a balayé les marchés marocains ces derniers jours a encerclé le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural, de l’Eau et des Forêts, Mohamed Sadiki, au Parlement, qui s’est trouvé confronté à de vives critiques de la part des députés qui ont mis en garde contre l’effondrement du pouvoir d’achat des citoyens marocains à cause de la flambée des prix des produits les plus consommés. Un rapport de la mission parlementaire exploratoire temporaire pour examiner les réseaux de distribution et de commercialisation des produits agricoles au Maroc a révélé que 70 % des produits agricoles au Maroc sont vendus en dehors des marchés de gros et que seulement 30 % sont vendus dans le cadre des marchés de gros, tout en considérant que le projet d’agrégation agricole ne peut réussir sans qu’un prix soit fixé au préalable.

Le rapport publié par la Chambre des Représentants a révélé l’existence de 32 millions de kilogrammes de légumes perdus quotidiennement entre les marchés de gros, les marchés hebdomadaires et les marchés locaux, ce qui indique une énorme perte de produits agricoles. Le rapport parlementaire a enregistré une abondance de produits agricoles sur les marchés, ce qui signifie que la production n’est pas le problème, mais plutôt la commercialisation, confirmant que les prix auxquels les agriculteurs vendent « restent bas », bien que dans les marchés de gros et demi-gros, les prix varient et augmentent en fonction de l’offre et de la demande.

La mission exploratoire parlementaire, présidée par Adil Dfouf, du groupe Authenticité et Modernité à la Chambre des Représentants, a mis en garde contre le fait que le positionnement de ces marchés au centre des villes et leur éloignement des autoroutes, en plus de l’absence de réfrigération, contribuent à la détérioration et à la perte des produits agricoles, ajoutant que la manière actuelle de gérer les marchés de gros ne contribue pas à prévenir la détérioration des produits agricoles.

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