Économie

Réunions intenses pour des responsables coréens avec leurs homologues marocains pour remporter un contrat d’achat de 168 trains

Des journaux sud-coréens ont révélé que l’entreprise géante de fabrication ferroviaire, Hyundai Rotem, aspire à gagner le contrat annoncé par l’Office National des Chemins de Fer, qui concerne l’achat de 168 trains avec l’intention d’investir jusqu’à 16 milliards de dirhams (1,6 milliard de dollars).

Le PDG de Hyundai Rotem, Lee Young Bae, a rencontré la semaine dernière Riad Mezouar, ministre de l’Industrie et du Commerce, pour discuter de l’appel d’offres en question, selon les données disponibles.

Lee a exprimé le désir de son entreprise de participer au projet, mettant en avant l’expérience étendue de Hyundai Rotem dans la fabrication de trains à grande vitesse, semi-grande vitesse et électriques, et s’est engagé à transférer la technologie au Maroc et à établir une usine locale pour la fabrication des wagons.

Les mêmes sources ont indiqué que Hyundai Rotem fait face à une forte concurrence d’autres entreprises mondiales, y compris CAF-Talgo d’Espagne et Alstom de France.

L’entreprise coréenne considère que le Maroc est le seul pays en Afrique possédant des lignes de chemin de fer à grande vitesse, surtout que le royaume vise à étendre considérablement son réseau ferroviaire dans les années à venir, en préparation pour l’accueil de la Coupe du monde aux côtés de l’Espagne et du Portugal en 2030.

L’Office National des Chemins de Fer (ONCF) prévoit d’acheter 18 trains à grande vitesse (à une vitesse de 320 km/h) totalisant 144 wagons, 40 trains semi-rapides (à une vitesse de 200 km/h) totalisant 320 wagons, 60 trains inter-villes (à une vitesse de 160 km/h) totalisant 240 wagons, et 50 trains de métro (à une vitesse de 140 km/h) totalisant 200 wagons, et la valeur de ce projet est d’environ 3,52 milliards d’euros (environ 5,26 trillions de wons).

Les contrats sont soumis à la loi
Concernant les chances de l’entreprise coréenne de remporter le contrat annoncé, l’analyste économique, Ali Ganbouri, a précisé que la loi sur les marchés publics s’applique à tous les concurrents, de sorte que celui qui respecte les conditions stipulées dans la loi est qualifié pour gagner le contrat.

L’orateur a considéré que les pays concurrents sont mis sur un pied d’égalité indépendamment des relations économiques, commerciales et politiques qui existent entre le Maroc et ces différents pays, soulignant que le respect du cahier des charges est déterminant.

L’expert a mentionné que la visite des responsables coréens s’inscrit dans le cadre du désir d’explorer et de se renseigner sur les opportunités offertes par le Maroc, avec la soumission de leurs demandes conformément à la loi.

Dans ses déclarations à « Al Omk », l’orateur a insisté sur le fait que le contrat serait accordé en fonction de son adéquation aux besoins du Maroc et aux conditions de concurrence existantes au Maroc, et aux besoins de l’État, ce qui confirme que le Maroc ne procède pas à l’attribution de contrats commerciaux ou économiques dans un cadre de favoritisme.

L’analyste économique, Ganbouri, a conclu en affirmant que la Corée possède des institutions et des entreprises reconnues mondialement et ayant une expérience dans divers domaines, mais que, en fin de compte, tout dépend du processus du cahier des charges et des conditions et exigences du Maroc.

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