Politique

Le PAM : Des partis cherchent à évincer le ministre Miraoui et la tolérance envers les protestations est « inappropriée »

Ahmed Touizi, président du groupe parlementaire du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a déclaré que certaines formations politiques cherchent à renverser le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdelatif Miraoui, en réaction aux critiques formulées par l’opposition suite à son manque de réactivité aux demandes d’intervention sur un sujet urgent concernant la tension dans les facultés de médecine.

Lors d’une réunion conjointe entre la commission des secteurs sociaux et la commission de l’éducation, de la culture et de la communication, mercredi dernier à la Chambre des députés, Touizi a défendu le ministre Miraoui face aux critiques de l’opposition, affirmant que « des partis politiques veulent sa tête », tout en louant son patriotisme et son dévouement pour la nation.

Il a souligné que la tension dans les facultés de médecine était alimentée par « des entités et des lobbies qui menacent et manipulent les étudiants », selon ses mots, ajoutant que les victimes de cette crise sont principalement les enfants de familles pauvres, tandis que les enfants de familles aisées et les propriétaires de cliniques privées étudient à l’étranger, en France et aux États-Unis.

Par ailleurs, Touizi a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de répondre sérieusement au parlement, affirmant qu’il est inacceptable, même en tant que partie de la majorité, que des questions soient posées sans recevoir de réponse du gouvernement. Il a expliqué que les explications fournies par les ministres lors de cette réunion auraient pu être données lors de la session de lundi, ce qui aurait permis de mettre fin à la crise si elles avaient été entendues par les citoyens et les étudiants.

Touizi a également souligné que la majorité parlementaire défend vigoureusement le programme gouvernemental, et que le gouvernement devrait, à son tour, être réactif à toutes les questions. Il a ajouté que si le gouvernement ne communique pas avec les citoyens, ces derniers pourraient penser qu’il cache quelque chose, tout en notant que ce gouvernement a réalisé de grandes avancées et qu’il est « fier » de les défendre devant le parlement.

Il a ajouté : « Le gouvernement ne peut pas avoir un problème évident et ne pas sortir pour le défendre », soulignant que les groupes de la majorité et de l’opposition avaient proposé une médiation pour résoudre la crise, mais le gouvernement avait refusé. Toutefois, après un ou deux mois, il a rencontré les étudiants en médecine, soulignant l’importance de ces sujets qui concernent l’avenir du pays.

Dans le même contexte, Touizi a critiqué l’ingérence des étudiants dans les décisions qu’il considère comme souveraines, telles que la décision de réduire la durée de la formation à six ans. Il a ajouté que le rôle des institutions étudiantes devrait se limiter à la vie universitaire, c’est-à-dire au tutorat et à l’alimentation, sans intervenir dans les programmes pédagogiques.

Il a également insisté sur la nécessité de préserver la dignité et la force des institutions et de ne pas tolérer de telles protestations, expliquant qu’à chaque fois, de nouveaux étudiants sortiraient pour protester et s’impliquer dans les détails des affaires, ce qui est un chemin « malsain » que le pays ne devrait pas suivre. Il a affirmé qu’il est essentiel que le gouvernement et le parlement prennent ce sujet au sérieux.

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