Algérie – Maroc : de plus en plus de voix algériennes dénoncent la dérive du président Tebboune

L’écrivain et professeur algérien Karim Nait Ouslimane, enseignant à l’Université Sorbonne Paris-Nord, a récemment fait parler de lui après une déclaration choc à l’ONU. Profitant de l’échec diplomatique de l’Algérie sur le dossier du Sahara marocain, il a qualifié Abdelmadjid Tebboune de « pire président de l’histoire de l’Algérie ».
Mais cette critique, loin d’être isolée, reflète un malaise grandissant au sein même des élites intellectuelles et politiques algériennes. De nombreux observateurs, universitaires et figures de la société civile partagent aujourd’hui ce constat amer : le mandat de Tebboune a profondément fragilisé le pays, tant sur le plan interne qu’externe.
*Un président contesté jusque dans son propre camp*
Sous la présidence de Tebboune, l’Algérie a connu une série de crises : chute du dinar, pénurie de véhicules, restrictions de visas, isolement international… autant de signes d’un pouvoir en perte de repères.
Les promesses d’ouverture et de renouveau formulées au début de son mandat semblent s’être dissipées dans une politique marquée par la fermeture, la répression des voix dissidentes et l’échec diplomatique sur la question du Sahara.
Pour Karim Nait Ouslimane, comme pour de nombreux intellectuels algériens, le chef de l’État porte une responsabilité directe dans la montée des tensions entre l’Algérie et le Maroc. Ses déclarations répétées et provocatrices à l’égard du Royaume ont nourri un climat de haine artificiel, éloignant encore davantage deux peuples frères unis par l’histoire, la langue et la foi.
*Le Maroc reste fidèle à sa politique de main tendue*
Malgré cette escalade verbale, le Maroc continue de faire preuve de retenue et de sagesse. Le Royaume a toujours affirmé sa volonté de paix, de coopération et de fraternité entre les deux nations voisines, rappelant que les différends politiques ne doivent jamais diviser les peuples.
Les Marocains, dans leur majorité, restent attachés à leurs frères algériens et espèrent un avenir commun fondé sur le respect mutuel, la solidarité et la stabilité régionale.
*Vers une prise de conscience collective ?*
Alors que les critiques se multiplient à Alger, certains observateurs estiment que le peuple algérien commence à réaliser les conséquences de la politique actuelle. Le discours du président Tebboune, jugé populiste et isolé de la réalité, ne semble plus convaincre, ni à l’intérieur ni à l’extérieur du pays.
Face à cela, des voix courageuses appellent à un changement de cap, à une diplomatie de réconciliation et à une politique tournée vers les véritables défis : l’économie, la jeunesse et la paix dans la région.
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