Le RNI en ordre de bataille : Aziz Akhannouch dresse un bilan d’étape axé sur l’impact citoyen

Le Chef du gouvernement et président du Rassemblement National des Indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, a affirmé que le développement ne saurait se réduire à une série de décisions gouvernementales isolées ni à une lecture strictement technique des chiffres et des indicateurs. Il s’agit, a-t-il insisté, d’une culture citoyenne partagée, d’un effort quotidien et d’un engagement collectif plaçant l’être humain au centre de toutes les politiques publiques.
S’exprimant ce samedi lors de la session ordinaire du Conseil national du RNI, Aziz Akhannouch a souligné que l’actuelle législature a été pensée dès son lancement comme une étape charnière, fondée sur la consécration de la dignité humaine comme socle de toutes les transformations économiques et sociales. Selon lui, la croissance économique perd tout son sens si ses effets ne se traduisent pas concrètement dans la vie quotidienne des citoyens.
Dans son rapport politique présenté devant le « Parlement de la Colombe », le Chef du gouvernement a rappelé que le Maroc s’est engagé dans un parcours national ambitieux ayant permis de poser les bases d’un projet sociétal avancé. Ce projet repose, a-t-il expliqué, sur le renouvellement du contrat social, le renforcement de la gouvernance des institutions, la consolidation de la cohésion sociale ainsi que l’ancrage de la justice territoriale, économique et sociale.
Aziz Akhannouch a mis en avant le rôle central de la modernisation des institutions constitutionnelles et de l’attachement au choix démocratique, qu’il considère comme deux piliers essentiels pour soutenir cette ambition. Il a estimé que les élections de 2021 ont constitué un tournant décisif dans la définition des grandes priorités de développement et ont ouvert la voie à une large mobilisation citoyenne autour des choix stratégiques du pays.
Ce dialogue avec les attentes des citoyens, a-t-il poursuivi, a abouti à l’élaboration d’un programme gouvernemental clair, fondé sur une nouvelle méthodologie de gestion publique, marquée par la rigueur, l’anticipation, la proximité, l’efficacité et l’impact concret. Cette approche, selon le Chef du gouvernement, a insufflé une dynamique nouvelle aux perspectives de développement futur.
Sur le plan économique, Aziz Akhannouch a affirmé que le gouvernement a accompagné le chantier royal de construction de l’État social à travers un plan d’action opérationnel, transformant cette orientation stratégique en réalité tangible. Il a mis en avant la capacité de l’Exécutif à faire face aux fluctuations économiques mondiales, à préserver les équilibres macroéconomiques et à lancer une nouvelle génération de réformes structurelles globales.
Le Chef du gouvernement a également souligné que la stimulation de l’investissement et l’amélioration du climat des affaires ont permis de renforcer le positionnement du Maroc dans les métiers d’avenir et de consolider sa souveraineté dans les secteurs stratégiques, tout en renforçant la confiance et la présence régionale et internationale du Royaume.
À l’horizon 2026, Aziz Akhannouch a estimé que cette phase constitue une opportunité réelle pour consolider les acquis de la relance économique et accélérer la transition sociale. Il a relevé que le volume des investissements publics, qui atteindra 380 milliards de dirhams, ne représente pas un simple chiffre technique, mais bien un choix politique fort plaçant les priorités nationales au cœur de la décision publique.
Le Chef du gouvernement a fait état d’une amélioration notable des indicateurs de croissance, qui devraient atteindre en moyenne près de 5 % en 2025 et 2026, portée par la bonne performance des secteurs non agricoles, avec une croissance moyenne de 4,8 % entre 2021 et 2024, ainsi que par la reprise de la valeur ajoutée du secteur agricole, estimée à 6,3 % en 2025.
Concernant le pouvoir d’achat, Aziz Akhannouch a indiqué que l’inflation a connu un recul progressif pour s’établir à 0,9 % en 2024 et 0,8 % durant les premiers mois de 2025, après avoir atteint des niveaux élevés en 2022 et 2023. Cette évolution positive est, selon lui, le fruit des mesures d’urgence et de la vigilance gouvernementale, appuyées par les dépenses de compensation qui ont avoisiné 132 milliards de dirhams sur la période 2021-2025.
Sur le plan des finances publiques, le Chef du gouvernement a relevé la réduction du déficit budgétaire à 3,8 % en 2024, avec une prévision de stabilisation autour de 3,5 % en 2025, ainsi qu’une baisse progressive de l’endettement. Il a également souligné la forte progression des recettes fiscales, passées de 214,6 milliards de dirhams en 2021 à plus de 317 milliards en 2024, avec une projection de 376 milliards de dirhams à l’horizon 2026.
Aziz Akhannouch a par ailleurs mis en avant les performances positives du secteur touristique, l’augmentation des transferts des Marocains résidant à l’étranger et la hausse des investissements directs étrangers, passés de 32,5 milliards de dirhams en 2021 à plus de 45 milliards de dirhams en 2025.
S’agissant des ressources hydriques, il a indiqué que les dernières précipitations ont permis de porter le taux de remplissage des barrages à environ 44 %, qualifiant cet indicateur de positif et révélateur de l’efficacité de la gestion anticipative, tout en insistant sur la nécessité d’accélérer les projets de dessalement de l’eau de mer et d’interconnexion des bassins hydrauliques pour faire face aux défis climatiques futurs.
Au volet social, le Chef du gouvernement a affirmé que son équipe a réussi à instaurer un véritable modèle de « gouvernement social », faisant de la dignité du citoyen le cœur de son action. Il a souligné que la protection sociale est désormais un droit garanti et une réalité concrète, précisant que plus de 11 millions de citoyens en situation de vulnérabilité bénéficient du régime « AMO-Tadamoun », tandis qu’environ 4 millions de travailleurs et de professionnels non salariés sont couverts par l’assurance maladie obligatoire.
Selon les données présentées, le régime « AMO-Chamil » a été généralisé au profit de plus de 345 000 assurés, parallèlement au lancement du programme de soutien social direct, qui a bénéficié, jusqu’à fin 2025, à plus de 3,8 millions de familles représentant près de 12 millions de personnes, avec une aide mensuelle comprise entre 500 et 1 200 dirhams.
Dans le secteur de la santé, Aziz Akhannouch a indiqué que le budget de la santé publique est passé de 19,7 milliards de dirhams en 2021 à 42,4 milliards de dirhams en 2026, permettant le lancement de grands projets d’investissement, le renforcement des ressources humaines, l’extension du réseau hospitalier, la réhabilitation de 1 400 centres de santé de proximité et la généralisation des centres hospitaliers universitaires et des facultés de médecine à travers les différentes régions du Royaume.
Enfin, en matière d’éducation, le Chef du gouvernement a souligné que la réforme de l’école publique et de l’université marocaine constitue un levier essentiel pour instaurer un véritable ascenseur social. Il a précisé que le budget alloué à l’éducation nationale et à l’enseignement préscolaire a dépassé 97 milliards de dirhams, enregistrant une hausse d’environ 65 % entre 2021 et 2026, confirmant ainsi le choix stratégique de faire de l’éducation un pilier central du développement national.
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