Politique

L’ex-parlementaire Driss Radi condamné à 4 ans de prison ferme à Sidi Slimane

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Sidi Slimane a rendu, ce mardi, un verdict condamnant l’ancien parlementaire Idriss Radi à une peine de quatre ans de prison ferme. Cette décision intervient dans le cadre d’une affaire liée à des faits présumés de falsification de documents et de spoliation de terres collectives.

Ce jugement fait suite à plusieurs semaines d’audiences et de délibérations, au cours desquelles le tribunal a examiné les plaidoiries de la défense ainsi que les réquisitions du ministère public. L’affaire avait été mise en délibéré avant que le verdict ne soit prononcé lors de l’audience de ce jour.

Les faits remontent à une plainte déposée par le ministère de l’Intérieur, en sa qualité de tutelle des terres des collectivités ethniques. Celle-ci faisait état d’accusations de falsification et d’usage de faux dans le but de s’approprier un terrain d’environ 83 hectares appartenant à la collectivité « Ouled Hannoun », située dans la commune de Ksibia, province de Sidi Slimane.

Selon les éléments de l’enquête, les poursuites portent notamment sur la falsification d’actes sous seing privé, l’utilisation de documents comportant des informations inexactes, ainsi que l’obtention frauduleuse de certificats administratifs. Ces pratiques auraient été utilisées pour contourner les procédures légales encadrant la gestion des terres collectives.

Cette condamnation s’inscrit dans la continuité d’un précédent jugement rendu en mai 2025 dans la même affaire, où Idriss Radi avait déjà été condamné par contumace à quatre ans de prison ferme, aux côtés d’autres accusés, dont son frère, des fonctionnaires et des agents d’autorité.

Ayant formé opposition à ce premier jugement, Idriss Radi a été rejugé individuellement dans ce dossier, tandis que les autres accusés ont été renvoyés devant la cour d’appel.

Dans une déclaration antérieure, l’ancien parlementaire a contesté les accusations portées contre lui, affirmant être « victime d’une injustice et d’une mauvaise interprétation de la loi ». Il a également estimé que cette affaire relevait d’une campagne visant à ternir son image, assurant que ses investissements dans les terres collectives remontent aux années 1980 et ont été réalisés dans un cadre légal et sous supervision des autorités compétentes.

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