Ce qu’a dit Salaheddine Mezouar au sujet de l’Algérie et du Maghreb

13 octobre 2019 - 09:47

Le président de la Confédération générale des entrepreneurs marocains (CGEM) Salaheddine Mezouar a appelé « le pouvoir militaire à accepter de partager du pouvoir » en Algérie. Des déclarations faites lors d'une conférence internationale à Marrakech et qui lui couté son poste l’obligeant, dimanche, à démissionner de son poste.

Dans une vidéo vérifiée par le journal « Al Oamk », on voit le patron des patrons et ex ministre des affaires étrangères intervenir, samedi, lors de cette conférence organisée par le think thank marocain, « Policy Center for the New South ». En effet, Il ne s’est pas empêché de dire tout le bien qu’il pense de ce qui se passe au Maghreb. « le Maghreb, dit-il, est en train de mutations structurelles porteuses d'espoir. Ce que j'observe en Algérie est porteur d'espoir »

Concernant l’Algérie et les mouvements de protestation que connait le pays depuis plusieurs mois, Mazouar estime que « Contrairement à ce que beaucoup pensent, l'Algérie ne reviendra pas en arrière et donc le pouvoir militaire devra accepter de partager du pouvoir ».

La solution à cette « problématique algérienne » consiste, selon lui, à «amener le pouvoir algériennes à accepter la solution du partage du pouvoir, mais il va devoir composer avec ceux contre lesquelles il a mené une guerre interne pendant 10 ans », une allusion aux islamistes du FIS et à la guerre civile qu’i s’était déclenchée en Algérie suite à l’interruption du processus électoral en 1992.

Les islamistes sont d’après lui « l’une des rares forces organisées qui reste encore en Algérie. Toutes les formations politiques historiques sont rejetées structurellement radicalement par la population qui est dans la rue ».

Des déclarations vivement critiquées par le gouvernement marocain qui a estimé qu’il s’agit d’une sortie « irresponsable et irréfléchie ». Selon un communiqué du ministère des affaires étrangères, «la CGEM ne peut se substituer au gouvernement de sa majesté le Roi dans la prise de position sur les questions internationales et notamment le développement dans ce pays voisin ». Et le Maroc a décidé de « s’en tenir à une attitude de non-ingérence par rapport aux développements en Algérie. Le Maroc s’abstient de tout commentaire à ce sujet ».

Quelques instants après ce communiqué Salaheddine Mezouar a présenté une lettre de démission dans laquelle il remercie la CGEM de « sa confiance et son soutien et souhaite au secteur privé de poursuivre sa noble mission de développement de notre pays » sans plus de précision.

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