Le Maroc refuse de transformer la Libye en un "fonds de commerce" et rejette toute intervention étrangère

07 janvier 2020 - 10:58

Le Maroc a exprimé, par la voie du ministère des affaires étrangères, son et rejet de toute intervention étrangère en Lybie et appelé à une solution politique dans ce pays s’inspirant des accordes de Skhirat.

Dans une déclaration à l’occasion de l’inauguration d'un Consulat général de la Gambie à Dakhla, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita  a déclaré que « Le Royaume du Maroc exprime sa profonde préoccupation suite à l'escalade militaire en Libye » et « rejette toute intervention étrangère, y compris une intervention militaire » car cela ne ferait que compliquer la situation et menacerait « la paix et la sécurité dans la région du Maghreb dans sa globalité ».

« La résolution de ce conflit ne peut être que politique » en se basant sur « un consensus entre les différentes factions libyennes dans le cadre de l'intérêt suprême de la Libye».  Cette solution politique, précise le ministre, « passe par une étape transitoire selon les dispositions de l'Accord politique de Skhirat et ce à travers la consolidation de cet accord et son amélioration si nécessaire ».

Le Maroc estime que « La Libye ne peut se transformer en un "fonds de commerce" politique au service des conférences et réunions diplomatiques» et appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités dans ce dossier. Une responsabilité qui « consiste à accompagner la Libye dans le processus d'un accord politique et l'éloigner des tractations des agendas étrangers qui ne prennent pas en considération l'intérêt suprême du peuple libyen ».

Le chef de la diplomatie marocaine souligne que « le Maroc appelle, encore une fois, à la bonne évaluation, à la retenue et au respect de l'intégrité territoriale de la Libye et de l'intérêt du peuple libyen ».

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