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Gestion de l’eau: La politique du Maroc mise en avant à New York

La politique du Maroc en matière de gestion de l’eau a été mise en avant, mardi à New York, par une délégation des deux chambres du parlement participant aux travaux de l’Audition parlementaire 2023 aux Nations Unies (13-14 février).

Intervenant lors de cet événement placé sous le thème « De l’eau pour tous et pour la planète : arrêtons le gaspillage, changeons la donne, investissons dans l’avenir », Omar Hejira a indiqué que le Maroc, sous les Hautes orientations de SM le Roi Mohammed VI, a érigé en priorité le droit d’accès à l’eau potable aussi bien dans le périmetre urbain que dans le milieu rural, et ce conformément à l’esprit de la Constitution de 2011 et au principe consacré dans la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU en juillet 2010.

M. Hejira, qui est membre du Groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme, a relevé que le Royaume, malgré les contraintes, est parvenu à satisfaire les besoins en eau à travers notamment le recours au dessalement de l’eau de mer et le renforcement des approvisionnements à partir des eaux souterraines, tout en s’appuyant sur l’économie de la consommation de l’eau.

Il a, par ailleurs, fait observer que le Maroc poursuit ses efforts visant à garantir la protection des droits de l’homme à travers le renforcement du cadre institutionnel et de la coopération internationale, en plus d’une coopération agissante pour garantir la sécurité hydrique.

De son côté, Kamal Ait Mik, membre du Groupe du RNI à la Chambre des conseillers, a relevé que grâce à la politique marocaine en matière de gestion de l’eau, mise en oeuvre en droite ligne des orientations royales, le Maroc dispose de 151 grands barrages d’une capacité de stockage de 19,6 milliards de mètres cubes.

Seize nouveaux barrages (d’une capacité totale de stockage de 4,8 milliards de mètres cubes ) et autant de systèmes de raccordement sont en cours de construction, a-t-il indiqué, ajoutant que le Maroc compte désormais 18 stations de dessalement de l’eau de mer.

Par ailleurs, Hassan Choumais, membre du Groupe Authenticité et Modernité à la Chambre des Conseillers, a évoqué la problématique du financement des projets hydriques et d’adaptation au changement climatique en Afrique, notamment dans la région du Sahel.

Il a, dans ce cadre, rappelé l’étude de préfiguration du Mécanisme financier du Plan d’investissement Climat pour la région du Sahel, précisant que cette étude, lancée en 2021 et financée par le Maroc, a pour objectif de doter la région d’un mécanisme financier régional visant à faciliter la mobilisation des investissements en matière d’adaptation au changement climatique.

Organisée par l’Union interparlementaire (UIP) et l’AG de l’ONU, l’Audition 2023 aux Nations Unies, qui apportera une perspective parlementaire à la Conférence de l’ONU sur l’eau prévue du 22 au 24 mars prochain à New York, vise à faire entendre aux gouvernements, aux parlements et à la communauté onusienne un regard critique sur l’identification des éléments qui changent la donne pour mieux affronter la crise imminente de l’eau et créer un environnement sain, fondé sur le développement durable pour les générations à venir.

La délégation marocaine participant à cet événement comprend également Ahmed Touizi, président du Groupe du Parti Authenticité et modernité (PAM) à la Chambre des représentants, Mustapha Raddad, membre du Groupe du RNI à la même chambre, Khaddouj Slassi, membre du Groupe socialiste, Abdelouahed Darouich, conseiller général chargé de la diplomatie parlementaire et Said Satraouy, chef de division des relations internationales à la Chambre des représentants.

Fondée en 1889 par un groupe de parlementaires qui se consacraient à la promotion de la paix par la diplomatie et le dialogue parlementaires, l’UIP est depuis devenue l’organisation mondiale des parlements nationaux. Elle compte 178 Parlements membres, 14 membres associés et un nombre croissant de parlementaires du monde entier qui participent à ses travaux.

Elle se fixe comme objectifs la promotion de la gouvernance, des valeurs démocratiques, de la paix, de l’autonomisation des jeunes et du développement durable grâce au dialogue politique, à la coopération et l’action parlementaire.

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