Économie، Société

Une étude surveille les pannes des médias publics au Maroc malgré le soutien financier massif de l’État

L’Institut Marocain d’Analyse des Politiques estime qu’il faut envisager l’avenir en annulant l’idée du service public médiatique pour consacrer la libéralisation du secteur, ou du moins réduire ses chaînes pour le rendre plus attrayant, compétitif nationalement et internationalement, tout en commençant à remédier à sa situation financière critique en réparant ses « nombreux défauts ».

Selon un document publié par l’institut sur « Les médias publics : une pluralité de formes qui épuisent les ressources de l’État« , le principal souci qui doit guider la décision de maintenir ou de supprimer les médias publics est d’assurer la transparence dans la gestion des fonds publics et de mettre un terme à leur gaspillage.

Pour mettre fin au gaspillage des fonds publics, le document, préparé par le chercheur Abdallah Amouche, insiste sur la nécessité de « mettre en place des mécanismes de transparence, de responsabilité et de surveillance du soutien public accordé au secteur public médiatique, et de conclure des contrats-programmes garantissant le financement et la prestation du service public« , soulignant que malgré les importantes ressources financières dont il bénéficie, il est incapable de faire face à la concurrence étrangère et d’attirer les téléspectateurs.

L’étude met en garde les autorités contre le fait qu’elles « doivent reconnaître que l’accumulation de pertes financières importantes dans les deux entreprises ne peut pas être résolue à court terme. Par conséquent, il y a une tendance à regrouper la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT), la Société « SOREAD 2M », et la Société « Médi1 TV » en une seule entité médiatique.

« SNRT » ne peut pas continuer sans le soutien de l’État

Le document révèle que la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT) dépend structurellement du soutien de l’État, considérant que sans lui, elle ne peut pas continuer. Les sources de ce soutien sont, en général, la contribution au budget de l’État, la contribution du Fonds de développement de l’audiovisuel, les revenus de la taxe sur le développement de l’audiovisuel, ainsi que les revenus de la publicité et des partenariats.

Il est précisé que le soutien accordé à la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT) a atteint 1,496 milliard de dirhams en 2020, pour couvrir diverses dépenses, notamment les salaires du personnel, la location des fréquences par satellite, les coûts de production et de maintenance, entre autres, qui, selon lui, nécessitent transparence, surveillance et responsabilité.

Alors que la société enregistrait un déficit de 146,35 millions de dirhams en 2012, le rapport fait allusion à un certain nombre de lacunes, en particulier l’absence d’un contrat-programme assurant le financement de l’entreprise conformément à la loi et aux exigences de la Cour des comptes, ainsi que l’absence d’une chaîne d’information continue, avec une dépendance structurelle aux subventions de l’État.

SOREAD 2M menacée

La société « SOREAD 2M », quant à elle, connaît également une situation critique malgré sa dépendance importante aux recettes publicitaires, selon le document qui s’est basé sur 3 missions de contrôle de la Cour des comptes évaluant la gestion de la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT) et de la Société « SOREAD 2M », aboutissant à la même conclusion.

Le document révèle également que « SOREAD 2M » connaît une détérioration continue de la subvention publique et de la baisse des recettes publicitaires, considérant qu’elle « ne dispose pas d’un contrat-programme garantissant son financement conformément à la loi depuis 2012, ce qui est la même observation enregistrée concernant la performance de la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT), les plaçant en violation de la loi. »

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