Politique

Le gouvernement planifie d’améliorer les revenus de la classe moyenne et rassure quant à la durabilité de l’aide

Une source bien informée au sein du gouvernement a révélé que, parallèlement à la mise en œuvre du soutien social direct dont bénéficieront les groupes vulnérables et pauvres à partir de la fin du mois de décembre en cours, le gouvernement prévoit d’améliorer le revenu de la « classe moyenne ». Ceci se fera par une révision de l’impôt sur le revenu dans le cadre du projet de loi de finances pour l’année 2025.

La même source a nié que la classe moyenne soit ciblée pour financer le chantier de la protection sociale, précisant que la loi-cadre a résolu les sources de financement, les limitant au budget de l’État où 20 milliards de dirhams ont été mobilisés pour les trois prochaines années. Cela comprend aussi la consolidation des systèmes sociaux existants et les revenus issus de la réforme de la Caisse de compensation.

La source d’“Al3mk” a ajouté que la classe moyenne a effectivement été affectée par la crise et l’inflation au cours des dernières années, mais elle est restée au cœur des préoccupations du gouvernement. Elle a confirmé que le coût du dialogue social, dont bénéficie la « classe moyenne », s’élève à 14,5 milliards de dirhams, en plus d’autres efforts dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la révision imminente des tarifs de santé.

Dans le même contexte, la source gouvernementale a confirmé qu’un grand projet de révision de l’impôt sur le revenu en faveur de la « classe moyenne » débutera l’année prochaine, visant à réduire les impôts. Cette mesure fiscale permettra d’améliorer le revenu de cette classe dans les secteurs public et privé. La source a souligné que le gouvernement avait fait un effort l’année dernière, mais que cela n’avait pas été suffisant.

Concernant la durabilité du financement des projets de protection sociale, en particulier le « soutien aux pauvres », la source a souligné que ce gouvernement, au cours de ses deux années d’existence, a fait face à plusieurs crises. Cependant, les grands projets qu’il supervise n’ont pas été interrompus, indiquant que la trajectoire actuelle du gouvernement ne montre aucun signe de problèmes futurs en matière de durabilité de ce projet.

La source a mentionné que, malgré les crises traversées, le gouvernement n’a pas eu recours au budget d’investissement public, car cela aurait un impact catastrophique sur l’économie nationale. Elle espère que la Caisse de compensation restera à la limite de 16 milliards de dirhams et que l’augmentation des prix du gaz et du blé sur les marchés internationaux n’oblige pas le gouvernement à ouvrir des crédits supplémentaires dans le budget via certaines marges financières.

En relation, la même source a indiqué que le gouvernement paie les cotisations de 11,5 millions de personnes pour leur permettre de bénéficier d' »Amo Solidarité », ce qui coûte 9,5 milliards de dirhams au budget de l’État. Pour chaque personne, l’État paie 170 dirhams par mois. Il est à noter que les demandes d’un million de personnes ont été refusées en raison de leur indice ou de leur situation sociale, tandis que 1,5 million de nouvelles personnes ont été enregistrées.

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