Politique

Le groupe parlementaire du Mouvement populaire répond à la ministre de l’Énergie : « Nous sommes la voix des opprimés »

Le groupe parlementaire du Parti du Mouvement Populaire a répondu ce mardi aux déclarations de la ministre de l’Énergie, Leila Benali, qui a décrit les médias et les parlementaires comme des ‘trompettes’.

Dans une déclaration, le groupe parlementaire a indiqué qu’il avait envoyé un message à la ministre demandant des éclaircissements à la lumière de ce qui a été rapporté par les médias concernant un sujet ayant suscité l’intérêt du public.

La déclaration a ajouté que cette lettre est venue ‘dans le cadre de nos responsabilités de supervision en tant qu’autorité législative’.

Le groupe parlementaire a refusé ‘les leçons de qui que ce soit pour surpasser le patriotisme et le sens civique‘, affirmant qu’il ‘se trouve en première ligne pour défendre tout ce qui touche à notre pays, son unité, ses symboles et pour contrer toutes les tentatives, vouées à l’échec, de s’opposer à ses intérêts de manière effective et pratique’.

La déclaration a souligné que ‘il s’agit d’interroger le gouvernement sur un sujet qui a suscité l’intérêt du public, et notre interrogation est une opportunité pour lui de fournir les éclaircissements qu’il juge appropriés pour lever le voile sur les détails ensuite discutés afin d’éviter de nuire à la manière de gérer nos institutions’.

La déclaration a expliqué que ‘la ministre, au lieu de saisir l’opportunité de sa présence dans la vénérable chambre pour exposer les éléments de réponse, alors qu’elle vit une période de convalescence, a préféré décrire les médias et les parlementaires comme des trompettes’.

Le communiqué poursuit : ‘Juste pour que la ministre sache, nous sommes effectivement la voix et les trompettes de la nation et des citoyens, et ce descriptif ne nous dérange pas, mais nous le considérons plutôt comme un honneur et une fierté et nous resterons ainsi : les trompettes des opprimés et la voix des oubliés’.

La déclaration a souligné que ce qui a provoqué la colère du groupe parlementaire ‘n’est pas sa description péjorative de nous comme des trompettes, mais plutôt une déformation de l’histoire du Maroc qu’elle résume à 14 siècles, à l’instar d’un autre membre du gouvernement, ignorant la décision royale sage qui a établi l’année amazighe comme une fête nationale et un jour férié payé ! Ce qui implique en fait une correction de l’histoire du Maroc qui remonte à 33 siècles. Telle est la véritable symbolique de la décision royale historique’.

La déclaration se termine en disant : ‘Nous espérons sincèrement que les membres du gouvernement ne s’égareront pas de l’histoire de leur pays alors qu’ils font partie de l’histoire d’un long parcours de gestion et d’administration’.

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