Politique

Le Wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra adopte une série de mesures d’urgence pour faire face à la pénurie d’eau

Le Wali de la région de Rabat-Salé-Kénitra, gouverneur de la préfecture de Rabat, a décidé d’adopter une série de mesures d’urgence pour faire face à la pénurie d’eau due à la sécheresse que connaît le Maroc. Suivant l’exemple d’autres villes, il a réduit le nombre de jours d’ouverture des bains publics et des stations de lavage de voitures, en plus d’interdire l’utilisation de l’eau potable pour plusieurs activités et de la remplacer par des eaux traitées.

La décision préfectorale numéro 25, datée du 31 janvier 2024, impose des restrictions sur l’utilisation de l’eau potable, interdisant strictement son usage pour « le lavage et le nettoyage des rues, places publiques, routes et divers espaces publics », « l’arrosage des espaces verts, jardins et terrains de sport », ainsi que pour « le lavage des voitures, camions, engins et divers équipements et matériels ».

En outre, l’eau potable utilisée dans les activités susmentionnées sera remplacée par des sources d’eau traitée (REUSE) disponibles dans le réseau public de la ville de Rabat, avec la possibilité de réduire le débit de distribution d’eau potable selon les besoins.

Suivant l’exemple d’autres villes, la décision prévoit également « des restrictions sur les activités des bains traditionnels, turcs, modernes et des douches à Rabat », en fixant les jours d’ouverture au jeudi, vendredi, samedi et dimanche, et les jours de fermeture au lundi, mardi et mercredi.

Les piscines publiques et privées sont autorisées à être remplies une fois par an, à condition qu’elles soient équipées de systèmes de recyclage et de filtration de l’eau, « sous peine de mesures coercitives, sur la base de rapports établis par les autorités locales dans le cadre du travail des commissions techniques de contrôle et de suivi ». Ceci concerne « les établissements et entreprises touristiques, sportives, de loisirs, les professionnels et les particuliers disposant de piscines ».

Concernant l’utilisation de l’eau dans les administrations, collectivités territoriales, établissements publics, universités, écoles, hôpitaux et institutions déléguées à la gestion du secteur de l’eau et les grands consommateurs, la décision prévoit que ces entités doivent élaborer des plans d’économie d’eau par l’entretien régulier des réseaux publics et internes, l’installation d’équipements intelligents et économiseurs d’eau, et la réalisation de campagnes de sensibilisation pour rationnaliser la consommation d’eau potable.

Un autre article stipule que « les administrations, collectivités territoriales, établissements publics, entreprises, professionnels et particuliers doivent s’approvisionner en eaux traitées pour les activités mentionnées dans le premier article ci-dessus et toute autre activité consommant des eaux non potables, auprès de l’entité déléguée à la gestion du secteur, soit par raccordement direct au réseau public d’eaux traitées, soit en bénéficiant du service des stations intelligentes ‘d’eaux usées’, selon les termes et conditions définis dans les cahiers des charges de ces services par l’entité déléguée ».

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