Société

Le Conseil des droits de l’homme s’engage à plaider pour l’intégration des « détenus terroristes » sur le marché du travail

Abderrafie Hamdi, directeur de la protection et de la surveillance au Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a révélé que la réunion entre les membres du Conseil de Bouayach et les représentants des détenus islamistes, récemment tenue, s’inscrivait dans le cadre de la réponse du Conseil aux demandes reçues de tout citoyen ou organisme qui le sollicite.

Dans une déclaration au journal « Al Omk », le porte-parole a indiqué que trois anciens détenus islamistes ont exposé un ensemble de problèmes auxquels ils sont confrontés, et les membres du Conseil les ont écoutés.

Il a souligné que le Conseil avait déjà suivi des cas de personnes accusées ou poursuivies dans des affaires liées au terrorisme, que ce soit en surveillant leurs conditions lors des procès ou en prison, ou en organisant des visites pour eux, en plus de s’être engagé dans un programme de réconciliation pour les détenus.

Hamdi a précisé que ceux reçus mercredi dernier n’étaient pas les premiers cas accueillis par le Conseil national des droits de l’homme, mais qu’il y avait eu de nombreux cas individuels où le Conseil était intervenu dans le cadre de ses compétences et en relation avec les autres administrations concernées.

Le responsable a indiqué que les détenus ont soulevé des problèmes liés à leur réinsertion, notamment en ce qui concerne la perception de la société, qui engendre des difficultés à trouver un emploi.

Il a ajouté que le Conseil plaide pour leur réintégration sociale en contactant la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion et les institutions concernées afin d’examiner les possibilités disponibles, notant que le droit au travail est un droit pour tous les Marocains, et que l’État doit organiser le marché du travail de manière à intégrer tout le monde.

En ce qui concerne la question de la réparation des préjudices réclamée par les détenus islamistes, Hamdi a déclaré que « des jugements ont été rendus, et que l’Instance équité et réconciliation est l’organe chargé des dossiers de réparation des préjudices. Cette instance a considéré que certains jugements n’étaient pas justifiés et les a traités auparavant. »

D’autre part, le porte-parole a estimé que toute personne punie pour avoir enfreint la loi ne doit pas rester en marge de la société, et que la société doit leur ouvrir les bras pour les accueillir, quelle que soit leur situation.

Les membres de la Coordination marocaine des anciens détenus islamistes demandent que leurs revendications principales soient incluses dans le rapport qui sera présenté à Bouayach. Les plus importantes sont celles concernant la réparation des préjudices matériels et moraux, une véritable réinsertion dans la société et non symbolique, en ouvrant des opportunités d’emploi pour eux, en accompagnant cette catégorie qui se considère comme victime, et en assurant un suivi médical, notamment pour ceux qui ont subi des séquelles de leur détention.

La coordination, qui regroupe d’anciens détenus islamistes arrêtés à la suite de divers événements depuis les attentats sanglants du 16 mai 2003, considère ces personnes comme victimes de la loi antiterroriste. La coordination inclut également des personnes ayant purgé leur peine, d’autres libérées par une grâce royale, et une autre catégorie libérée sur requête.

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