La compagnie de transport, CTM accusé de racisme contre des migrants africains

30 octobre 2019 - 02:09

Une vague de protestation a envahi les réseaux sociaux contre un document de la compagnie de transport CTM interdisant la vente de billets aux migrants irréguliers d’Afrique subsaharienne surtout ceux voyageant à destination des régions frontalières du Maroc.

une annonce non signée, truffée de fautes d’orthographes, et affichée par les agences de la CTM, averti, en effet, que : «suite aux instructions des autorités, il est strictement interdit de vendre des billets CTM au africains qui ne justifient pas une résidence ou un passage régulier au Maroc (carte de séjour) surtout vers les destinations Nord et Sud du Maroc: Tanger, Tétouan, Al Hoceima, Nador, Oujda et Laayoune.. ».

De quelles autorités s’agit - il ? Certains médias affirment qu’il s’agit d’instructions émanant des ministères des transport et de l’Intérieur.

La dite annonce précise que : «Au moment des pointages, les chargés de clientèle doivent vérifier les papiers de cette catégorie de voyageurs et aussi d’interdire les immigrés  clandestins qui restent dans le Maroc de manière illégale de monter dans les autocars ».

Plusieurs citoyens et militants associatifs ont qualifié ces mesures de "racistes ». L’un d’entre eux à écrit ce post sur Facebook : "C’est un scandale raciste majeur pour la CTM. Oui pour le contrôle d’identité, mais ce n’est pas là le problème. Le problème réside dans la mise en œuvre cette circulaire » et d’ajouter: "Qui sont ces africains ? et surtout ceux qui se dirigent vers le nord? Les mots « catégorie»! et africain désignent - ils également les marocains et nos voisins du Maghreb? le contrôle d'identité doit s'appliquer à tout le monde, ou du moins à tous les étrangers, quelle que soit la couleur de leur peau ... la discrimination est clairement punie par la loi qui est violée par les mêmes autorités qui doivent l'appliquer".

Quelques 30 mille migrants de Syrie et d’Afrique subsaharienne ont obtenu, durant les dernières années, des cartes de séjour bénéficiant d’une vague de régularisation inédite lancée par les autorités marocaines.

Inscrivez-vous à la newsletter

PARTAGEZ CET ARTICLE

Découvrez aussi

Covid-19: 1.672 nouveaux cas confirmés et 1.435 guérisons en 24H

L’hôpital militaire marocain déployé à Beyrouth offre plus de 3200 services médicaux

L’ONEE crée une Salle des Marchés pour la gestion des risques