Politique

Situation des cadres de soutien éducatif et social: Une députée interpelle le ministre de l’Education

La députée, Nezha Abakrim, a adressé une question écrite au ministre de l’Éducation nationale, Chakib Benmoussa, dans laquelle elle interroge sur la situation des cadres de soutien éducatif et social dans les établissements d’enseignement publics.

La députée de l’USFP a déclaré que le système de l’éducation nationale connaît des contradictions entre les orientations générales de la réforme et de la qualité, et la réalité vécue par les cadres de soutien éducatif et social.

Elle a noté un écart important entre le discours promu par le ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement primaire et sportif à travers les médias, et la confusion vécue par ces cadres sur le terrain. Ces contradictions se manifestent par une série de restrictions et de provocations de la part d’éléments liés à l’administration éducative.

Au niveau organisationnel, Abakrim a souligné que les cadres de soutien éducatif et social sont contraints de travailler 38 heures par semaine, sans aucun cadre légal ni compensation, alors que le nombre d’heures de travail des cadres ne devrait pas dépasser 24 heures. Cela est dû à la différence entre les conseillers éducatifs et sociaux diplômés des centres régionaux de formation en éducation et de formation et les cadres similaires travaillant dans l’administration en tant que conseillers administratifs.

La même députée a ajouté : « Au lieu de défendre cette catégorie et de reconnaître ses rôles éducatifs, sociaux et psychologiques, le décret numéro 2.23.819 relatif au statut de base des employés du ministère de l’Éducation nationale est en contradiction avec les engagements du ministère, car il classe les cadres de soutien en tant que spécialistes éducatifs et spécialistes sociaux au sein de l’organisation de l’éducation et de l’enseignement. Dans l’article 15 du statut de base, il fait référence à l’assistance dans les travaux de l’administration scolaire, ce qui est en contradiction avec l’organisation à laquelle appartiennent ces cadres. De plus, il n’a pas défini de compensation pour cette tâche, qui relève de l’organisation de l’administration scolaire, ce qui montre une injustice matérielle et morale envers cette catégorie. »

La députée a interrogé le ministre Benmoussa sur la nature des mesures et des actions que son ministère prévoit de prendre pour réduire les « débordements » et les tâches administratives qui touchent cette catégorie dans les directions régionales. Elle a également demandé les raisons de l’exclusion des cadres de soutien éducatif des compensations pour les tâches administratives, tout comme les autres cadres administratifs.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *