Nabil Benabdellah: « Notre relation avec le PJD est marquée par le respect et l’appréciation » (vidéo)

02 octobre 2019 - 04:06

Le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdellah a estimé que la décision de quitter le gouvernement n'était ni facile ni arbitraire, précisant que la relation de son parti avec le PJD (parti de la justice et le développement) est "marquée par le respect et l’appréciation et elle le restera".

Dans une interview exclusive accordée à Al-Aômk, Nabil Ben Abdallah a expliqué que cette décision a été motivée par le fait qu’au cours «des deux dernières années, nous avons clairement pris position face à l'inquiétude et à la confusion qui régnaient sur la scène nationale et au sein de la société. Nous avons plaidé pour un nouveau souffle démocratique, mais notre appel n’a pas été entendue».

«Bien au contraire, ajoute - il, malgré nos nombreux efforts, nous avons observé des tensions internes au sein de la majorité. Et les considérations électoralistes liées aux élections de 2021 prenaient le pas sur toutes le autres considérations. Puis, il y a eu le récent discours royal qui est venu réaffirmer la nécessité de changements économiques et sociales à même d’accroître les capacités de production et à répartir plus équitablement les bienfaits du développement  (…) Nous nous sommes posé cette question : quelles politiques seront mises en œuvre aujourd’hui pour aller dans cette direction? Or si nous continuons à suivre la même politique, il nous sera difficile de le faire".

https://www.youtube.com/watch?v=pg05ktLQwVo

Concernant les tractations et consultations pour le futur remaniement ministériel, le SG du PPS précise : «Nous n'avons, à aucun moment, participé au débat sur la réduction du nombre des postes. Et nous n’avons fait aucune demande relative aux noms ou aux portes feuilles ministériels. Nous attendions des réponses politiques mais nous ne les avons pas reçues».

Pour ce qui est du positionnement de son parti et ses futurs relations avec le PJD, Il précise: "Bien sûr, nous aurions aimé continuer et notre relation avec le PJD, en particulier, est marquée par le respect et l’appréciation et elle restera ainsi". Cependant  « nous espérons qu'il y aura de véritables changements. Nous aurons un rôle constructif, même au sein de l'opposition, à condition que le Comité central confirme cela vendredi prochain », a-t-il ajouté.

Pour Nabil Benabdallah, "nous ne sommes pas condamnés à siéger au gouvernement éternellement", estimant que le fait de passer à l’opposition permettra au parti « d’assainir, en quelque sorte, le parti, nous permettrait d’interagir avec les citoyens, de porter leurs voix, et de répondre plus à leurs attentes. Notre parti est vieux de 75 ans de lutte, dont plus de 50 années passées dans l’opposition dans la clandestinité et dans des conditions sombres. Dans l'opposition, le parti retrouvera un nouveau souffle ».

A l’issue d’une réunion de son Bureau politique, le Parti du progrès et du socialisme a pris, hier, à l’unanimité, la décision de quitter le gouvernement et de la présenter pour adoption à une session spéciale du Comité central vendredi prochain.

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