Al Adl Wal Ihassane se plaint de l’harcèlement de Omar Mohib à sa sortie de prison

03 octobre 2020 - 09:31

Après 10 ans de détention, Omar Mohib, membre de l’organisation islamiste « Al Adl Wal Ihassane » a quitté samedi la prison de «Ras Alma» où il a purgé sa peine pour le meurtre de l’étudiant gauchiste Benaîssa Ait El Jid en 1993.

L’organisation s’est plaint des restrictions qui lui auraient été imposées par les autorités lors de sa sortie de prison. Son site officiel révèle que Mohib a été emmené à 6h50 du matin, soit deux heures avant l'heure qui lui a été annoncé, ajoutant qu’il a été embarqué dans un taxi, accompagné de trois voitures appartenant à des agents d’autorité qui l’ont ramené au domicile de ses parents, l’empêchant ainsi d’attendre sa famille pour l'accompagner de la porte de la prison jusqu’à la maison comme cela était prévu ».

Selon l’organisation, la famille et les amis d'Omar Mohib, accompagnés de membres de la section de Fès, avaient pris leurs dispositions pour réduire le nombre de personnes qui devaient l’accueillir pour célébrer sa sortie de prison, et ce dans le respect des procédures sanitaires ». La même source ajoute: « Mais le Makhzen a de nouveau violé les droits du prisonnier politique Mohib, prouvant une fois de plus l’esprit de vengeance qui anime ce dossier depuis le début».

Dans le même contexte, l’organisation indique que «l’épouse de Mohib, l’avocate Khadija Seif Eddine, accompagnée de leurs enfants, a été empêchée de franchir un poste de contrôle de la police alors qu’ils se rendaient au domicile de la famille d’Omar Mohib qui se trouve à vingt kilomètres de Fès et où réside actuellement l’ex détenu, sous prétexte de la nécessité d'avoir un permis de voyage ». Cela constitue « une autre agression » à l’égard de Mohib, estime l’organisation.

« Al Adl Wal Ihassane » a lancé un appel pour ne pas rendre visite à Omar Mohib chez lui, et à ne le féliciter qu’à distance « afin de préserver sa sécurité et celle de sa famille » en attendant d'organiser prochainement une fête à distance, ajoute un communiqué de l’organisation.

Pour rappel, Omar Mohib avait été condamné pour «participation au meurtre prémédité» de Benaïssa Ait El Jid à l'Université de Fès en 1993. Une affaire controversée toujours entre les mains de la justice et dans laquelle est poursuivi le conseiller parlementaire du Parti de la justice et du développement, Abdelali Hamiddine.

En octobre 2006, Mohib avait été arrêté et condamné à 10 ans de prison en première instance. Sa peine sera réduite à deux ans en appel, mais après avoir été libéré en 2008, le jugement de première instance sera confirmé en cassation. Il sera alors arrêté de nouveau le 3 octobre 2012 pour terminer sa peine d'emprisonnement.

Inscrivez-vous à la newsletter

PARTAGEZ CET ARTICLE

Découvrez aussi

Sahara: les pays des Caraïbes soutiennent l’initiative d’autonomie et le processus politique

Bourita réaffirme l’engagement du Maroc à accompagner la RCA pour la stabilité et le développement

Sahara: le SG de l’ONU somme le polisario et sa milice de quitter Guerguerat