Matchs amicaux: Comment les adversaires du Maroc au Mondial 2018 s’en sont sortis? – Al3omk

Matchs amicaux: Comment les adversaires du Maroc au Mondial 2018 s’en sont sortis?

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FOOTBALL – Après leurs deux dernières victoires contre la Serbie (2-1) et l’Ouzbékistan (2-0) en matchs amicaux, les Lions de l’Atlas ont-ils les armes nécessaires pour battre leurs adversaires au Mondial 2018? Ils devront en tout cas faire face à un groupe B relevé. L’Iran, le Portugal et l’Espagne, qu’ils affronteront en juin prochain en Russie, se sont imposés dans quasiment tous leurs derniers matchs de préparation à la Coupe du monde.

Le “coup de bluff” iranien?

Les faits : L’Iran, que le Maroc affrontera le 15 juin à Saint-Pétersbourg lors de la première journée de la phase de groupe, a ainsi battu à plates coutures (4-0) la Sierra Leone samedi 17 mars, grâce à deux buts d’Ali Gholizadeh, un but de Mohammad Reza Khanzadeh et un de Kaveh Rezaei. L’équipe iranienne s’est cependant inclinée le 23 mars contre la Tunisie (1-0), mais s’est imposée 2-1 contre l’Algérie trois jours plus tard. Si le premier match amical est entaché par des soupçons d’arrangements illicites selon la BBC, le deuxième a été marqué par un but de l’Iranien Milad Mohammadi contre son camp. Le dernier a pu compter sur l’étoile montante du football iranien Sardar Azmoun, qui a ouvert le score à la 11e minute. Son coéquipier Mehdi Taremi l’a suivi 8 minutes plus tard.

L’analyse : Pour le journaliste sportif Patrick Juillard (Football365 Afrique), interrogé par le HuffPost Maroc, “l’Iran a ‘déroulé’ contre une équipe bis de Sierra Leone, mais lors de son vrai test face à la Tunisie, à Radès, cette équipe a beaucoup subi et n’a pas montré grand-chose offensivement, s’inclinant très logiquement. Elle s’est reprise contre une Algérie en pleine perte de repères”. Pour le journaliste sportif Amine El Amri (Le Matin): “L’Iran est la grande inconnue et a tout d’un guet-apens. Malgré la victoire, le sélectionneur Carlos Queiroz a déclaré que l’Iran ‘est à des années lumières’ de ses adversaires dans le groupe B. A mon avis, cela ressemble à un énorme coup de bluff, même si la différence est palpable entre les Iraniens qui jouent dans le championnat local et les autres.”

Le Portugal, solide mais trop dépendant de CR7

Les faits: Le Portugal, qui rencontrera le Maroc le 20 juin à Moscou, s’est imposé 2-1 contre l’Egypte le 23 mars, grâce à un doublé de Cristiano Ronaldo lors du temps additionnel (92e et 94e), mais s’est lourdement incliné face aux Pays-Bas (3-0) le 26 mars. Pourtant championne d’Europe, l’équipe portugaise peine à sortir la tête de l’eau ces derniers temps.

L’analyse: “Le Portugal a nettement dominé l’Egypte mais a eu besoin de Cristiano Ronaldo pour s’imposer dans les arrêts de jeu, avant d’afficher certaines faiblesses défensives face aux Pays-Bas avec un onze, il est vrai, remanié. Le Portugal me paraît assez solide malgré tout, mais toujours dépendant de sa star CR7”, estime Patrick Juillard. Une analyse partagée par Amine El Amri: “Le Portugal mise tout sur sa solidité défensive et sa superstar Cristiano Ronaldo. Un couteau à double tranchant qui est un peu trop dépendant d’un seul joueur, mais quel joueur cela dit!”

L’Espagne impressionne

Les faits: Après un match nul (1-1) contre l’Allemagne le 23 mars, avec un but de Rodrigo Moreno Machado, l’Espagne, que le Maroc affrontera le 25 juin à Kaliningrad, a littéralement écrasé l’Argentine, pourtant 4e meilleure équipe du monde selon le classement FIFA, en s’imposant 6 buts à 1 mardi soir. Comme le souligne Eurosport, la Roja a infligé “une fessée historique” aux Argentins, privés de Messi. Le match a notamment été marqué par un triplé du Madrilène Isco. Diego Costa avait ouvert le match à la 12e minute, Thiago Alcantara et Iago Aspas l’ont refermé (55e et 73e).

L’analyse: “L’Espagne s’est montrée impressionnante, tant par son expression collective que par la qualité de ses jeunes talents, Isco et Asensio (Real Madrid) en tête”, estime le journaliste Patrick Juillard. Même son de cloche pour Amine El Amri: “L’Espagne est clairement sur un nuage, pas seulement pour le carton face à l’Argentine, mais pour la régularité de son milieu de terrain. La faiblesse -le mot est trop fort- de la “Furia Roja” est le manque de compétition du principal attaquant de pointe, Diego Costa, même si les alternatives ne manquent pas.”

Au classement mondial de la FIFA, l’Iran, le Portugal et l’Espagne occupent respectivement la 33e, la 3e et la 6e place. Le Maroc arrive à la 42e place.

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